Héloïse

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On sait peu de chose sur les origines d'Héloïse, née vers 1101 ; elle appartenait à une famille aristocratique, nièce du chanoine parisien Fulbert. Elle rencontra, alors qu'elle n'avait pas plus de 16 ans, Abélard, chanoine de Notre-Dame-de-Paris, qui enseignait la théologie scolastique et la logique.

Il devint son précepteur, la séduisit, la posséda ; un fils, Astrolabe, naquit de cette union. Enfin, les amants se marièrent en secret. Ils continuèrent à se rencontrer clandestinement lorsque la nouvelle de leur mariage éclata au grand jour ; Héloïse se réfugia alors parmi les religieuses d'Argenteuil, sans toutefois prononcer ses vœux, pour permettre à Abélard de poursuivre sa carrière ecclésiastique.

Fulbert, l'oncle d'Héloïse, croyant à un abandon d'Abélard, décida de se venger et le fit émasculer.

Après le drame, Héloïse prit le voile et devint abbesse au Paraclet près de Nogent-sur-Seine. Abélard reprit ses cours puis se retira à Saint-Gildas-de-Ruys, dans le golfe du Morbihan, après la condamnation par l'Église de sa doctrine au concile de Soissons (1121). Abélard resta son directeur et ils continuèrent à s'écrire.

Cette histoire d'amour devenue légendaire fait d'Héloïse, féministe du XIIe siècle, une grande amoureuse qui n'hésite pas dans ses lettres à parler des « enivrements de la volupté », de la « fornication » et de ses « désirs », même lorsqu'ils surviennent en plein office religieux.

Abbesse exemplaire, femme hors norme par sa culture pour cette époque qui découvrit la boussole, les moulins à vent et l'orange rapportée par les croisés, amante passionnée, Héloïse meurt le 16 mai 1164 en laissant une correspondance remarquable, aussi sulfureuse que savante.

 
 

Les publications de Héloïse

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